David Tartaglione

David Tartaglione : “je baigne dans la pêche du matin au soir”

 

Cette semaine, entretien avec David Tartaglione, rédacteur en chef de plusieurs magazines de pêche, qui a eu la gentillesse de répondre aux questions de Blog de la Carpe.

Blog de la Carpe : Bonjour David, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter ?

David Tartaglione : bonjour à tous. Depuis mon plus jeune âge, la pêche est une passion qui anime ma vie. Elle m’a tellement obsédé adolescent que ma scolarité en a été fortement touchée… J’ai commencé par hasard à travailler dans un magasin de pêche lorsque j’avais 16ans pendant les vacances scolaires, et comme j’étais l’un des rares carpistes de ma région à savoir rouler des bouillettes, je me suis fait sponsoriser par Sensas qui venait de créer la marque Starbaits. J’adorais lire les revues halieutiques grâce auxquelles j’apprenais beaucoup sur ma passion. Un jour, je me suis lancé le défi d’envoyer un article à la rédaction de Carpe Magazine. Il fut retenu et publié à ma grande surprise. Je me suis immédiatement mis à en écrire un autre article pour finalement devenir rapidement un auteur régulier pour la revue dans les années 90. J’ai réalisé à cette époque, en tant que Rédacteur en Chef, le premier hors-série sur les appâts qui eut un gros succès. Cela me permit de rencontrer et me lier d’amitié avec un pêcheur hors norme qui à l’époque était pour moi un géant, Leon Hoogendijk. Entre temps, je suis devenu consultant pour Rod Hutchinson, puis j’ai rejoint pendant 3 ans la mythique Dream Team Hutchinson. Une immense fierté pour moi puisque Rod était et reste mon mentor, un pêcheur hors norme qui a largement contribué à son développement, notamment au niveau des appâts où il a tout simplement tout découvert avant les autres.

J’ai ensuite travaillé pour la revue Carpe Record en devenant Conseiller à la rédaction. J’ai écrit un livre en 2000 « Secrets de Carpe » puis un autre quelques années plus tard en compagnie de mon ami Leon Hoogendijk et en collaboration avec de nombreux auteurs de la scène carpe internationale « Carpe Scène ». Le succès fut immédiat et les lecteurs nous ont donné l’envie de sortir cette formule sous forme d’un magazine. Carpe Scène est depuis son lancement le leader de la presse carpe française, et cela fait 13 ans que cela dure… Entre temps, j’ai créé avec Leon le magazine Planète Carnassiers, un trimestriel qui parle de toutes les pêches des carnassiers, de la truite au silure, en passant par la pêche exotique en mer… J’ai également créé la revue Carpe Starter, spécifiquement dédié aux pêcheurs débutants et à tous ceux qui souhaitent apprendre sur cette pêche. Depuis février 2016, j’ai repris la rédaction de Carpe Record. Comme vous pouvez le voir, je baigne dans la pêche du matin au soir et devinez à quoi je rêve la nuit… ? Je savoure chaque jour qui passe le bonheur de me lever le matin avec le plaisir de réaliser le métier de mes rêves.

Comment est née cette passion pour la pêche de la carpe ?

David Tartaglione : j’ai lancé mes premières lignes à l’eau quand je n’avais que quelques années. Vers l’âge de 10 ans, j’ai découvert la carpe, ce poisson extraordinaire, un jour béni lorsque mon oncle en a pris une d’environ 5kg dans un petit étang sous mes yeux ébahis. Depuis c’est l’amour fou !!!

J’ai donc pratiqué pendant quelques années traditionnellement, avec un lancer télescopique pour la pêche des carnassiers, un montage constitué d’une olive de 10/20g et d’un bas de ligne en nylon terminé par un hameçon esché la plupart du temps avec du maïs en grain. Je prenais des petites carpes dans les étangs, mais je pêchais également à l’anglaise, au quiver et beaucoup les rivières à rôder, principalement des chevesnes, l’été à la sauterelle, sensation garantie ! C’est en juin 1986, en lisant comme chaque mois la revue La Pêche et les Poissons que je suis tombé sur le premier article qui présentait une nouvelle façon de pêcher la carpe « Made in England » ! Le choc fut violent, l’obsession patente ! Tout un univers s’ouvrait à moi, les cannes fines et légères, les écureuils, les montages techniques, le fameux montage au cheveu et cerise sur le gâteau, la Boilie !!! De quoi péter un câble pour un jeune passionné d’à peine 16 ans que j’étais !

D’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis !!!

Quels sont tes terrains de jeu favoris ?

David Tartaglione : dans les années 90, je ne jurais que par les gravières et les lacs. Les rivières ne me plaisaient pas trop. Je cherchais à me perfectionner et les gravières étaient parfaites pour cela. Pêche de précision, utilisation du marqueur sondeur, amorçage de précision depuis le bord, tout cela me fascinait. Aujourd’hui, j’aime beaucoup pêcher les rivières pour de nombreuses raisons. Le mystère est toujours présent en eau courante, on ne connaît jamais la totalité du cheptel et j’ai la chance d’habiter une région qui en abrite une bonne quantité. J’ai le choix entre une bonne dizaine de rivières dans un périmètre de 50km autour de chez moi, de quoi m’occuper…

Néanmoins, je continue de pêcher des plans d’eau, des grands lacs une ou deux fois par an, pour moi l’essentiel est la tranquillité et le cadre naturel. J’aime me retrouver dans une nature la plus préservée possible, loin du monde et pour cela, rien ne vaut la rivière ! Je ne me considère pas comme un spécialiste d’une technique ou d’une eau en particulier, j’aime la polyvalence, j’essaie d’être le plus polyvalent possible, sans nuire à mon plaisir. Pour moi la pêche n’est pas une compétition. Je ne cherche pas à faire mieux que mon voisin, car en fait, le voisin, je m’en fout. Je pêche car j’ai besoin de me retrouver au bord de l’eau, et je prends autant de plaisir à piquer un beau poisson, que ce soit une carpe, un brochet, une truite ou un chevesne. Je ne pêche que le domaine public car je ne peux pas concevoir de payer un emplacement de pêche pour une durée déterminée. Je suis accro à la liberté et à la tranquillité, je n’ai pas été habitué à devoir réserver mon poste des jours avant la pêche et payer pour avoir la possibilité de pêcher. Je ne prends pas de plaisir dans ce genre de configuration donc je m’abstiens.

Quand nous arrivons sur un lieu de pêche que nous ne connaissons pas ou peu, il est souvent difficile de savoir quelle est la bonne approche, quels conseils donnerais-tu ? (montages, appâts, ou autres)

David Tartaglione : l’étape capitale à ne pas louper reste la localisation. Trouver les carpes est la condition sine qua non pour en piquer une. Ensuite, tout le reste n’est qu’une question de confiance, un montage efficace, un appât qui plait aux carpes et du bon sens pour démarrer un amorçage adapté aux conditions du moment et aux contraintes de pêche.

Quels sont tes appâts préférés ?

David Tartaglione : bien entendu la bouillette est et restera mon appât favori tant elle a fait travailler mes neurones ces trente dernières années ! Aujourd’hui, j’ai une très grande sérénité au niveau de mes appâts. Je suis certain de leur efficacité, je n’utilise plus que deux recettes pour la réalisation de mes bouillettes. Une sur une base épicée pour l’hiver et l’autre carnée du printemps à l’automne. Je roule moi-même mes appâts car je n’arrive pas à pêcher avec ceux des autres… Je sais pourtant qu’il en existe plein de très bons, mais c’est plus fort que moi et comme il est bien rare que mes appâts me fassent défaut ou qu’ils fassent mauvaise impression quand je pêche avec mes amis qui eux emploient des appâts top niveau, je me dis que pour le moment je vais encore continuer à mettre la main à la pâte. Sinon, j’emploie également de temps à autre les graines, principalement le maïs doux en hiver, le blé et les mélanges de graines concassées pour oiseaux quand je souhaite créer une forte activité. Il m’arrive aussi d’employer le maïs en grain, la cacahuète ou le pois d’érable mais c’est assez rare. Je n’emploie jamais de noix tigrées. Trop de monde les emploient et je n’aime pas avoir le même appât que les autres !

Je pense que tu as déjà vécu beaucoup de moments forts au bord de l’eau, quel est ton plus beau souvenir ?

David Tartaglione : je suis toujours embêté pour répondre à cette question ! Finalement, avec le temps qui passe, je retiens plus les ambiances, le bonheur d’être là au bord de l’eau, par exemple lors de nos deux périples au Etats Unis et aux Canada avec Leon, ou encore des ambiance magiques bourrées d’espoir au bord de mes coins de pêche favoris, mais mes plus gros poissons, bien qu’ils restent d’excellents souvenirs ne me hantent pas l’esprit au quotidien. J’espère encore me constituer plein de bons souvenirs pour les années à venir…

En 2004, avec la collaboration de Léon Hoogendijk, tu lances Carpe Scène, cela fait donc plus de 10 ans que ce magazine existe, qu’est-ce qui en fait sa réussite ?

David Tartaglione : à la base, nous avons créé ce magazine pour les pêcheurs de carpe qui souhaitaient avoir une revue pointue avec des auteurs compétents sur des sujets variés qui vont au fond des choses. Une revue qui parle sans langue de bois, brute de décoffrage, sans filtre avec une éthique basée sur le respect des poissons et de la nature. Carpe scène c’est avant tout la pêche aventure dans le domaine public, avec une certaine idée de notre passion et de la liberté qu’elle représente…

 

 

 

 

Un grand merci David et bonne continuation… 😉                Plus d’infos sur le magazine                                                                                                                “Carpe Scène” en cliquant ici

Pour aller plus loin : 

Mon guide “Le secret des bouillettes maison”. Pour devenir incollable sur la fabrication des bouillettes maison

Mon guide “Faire le montage Parfait”. Pour savoir réaliser les meilleurs montages pour la pêche de la carpe et savoir dans quelles conditions les utiliser

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2 réflexions sur “David Tartaglione : “je baigne dans la pêche du matin au soir””

  1. bonjour,a part les noix tigrées ,quelles sont les graines ou autres que l’on peut utiliser pour ne pas etre embeté par les poissons chats
    merci et bravo pour le blog

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