Oubliez tout sur la pêche de la carpe !

 

Wow c’est quoi ce titre Putaclic ? J’avoue, mais je voulais être sûr d’attirer votre attention 😀 , car nous allons voir ensemble aujourd’hui des principes trop souvent oubliés qui sont troqués par des recettes de bouillettes miracles, des montages magiques ou encore un spot de pêche où il suffit de plonger son montage pour sortir du poisson.

Et oui aujourd’hui nous allons évoquer quelques…..principes de base. Quelle déception je sais, car principe de base rime souvent dans la tête des pêcheurs avec simplicité et donc simplicité quand on pêche la carpe et bien ça ne marche pas c’est bien connu  😉 

Cependant apprendre les bases et les appliquer est certainement la chose la plus efficace mais aussi la chose la plus difficile à mettre en place. Oui car connaître les déplacements des poissons ou encore leurs habitudes alimentaires, n’est pas une mince affaire croyez-moi. Oublions donc pour un temps tous ces montages mécaniquement parfaits ou ces bouillettes bien pensées, car cela ne sert à rien si notre pêche est à côté de la plaque. J’irais même plus loin en disant que tout ce qu’on a appris sur les techniques de pêche ne servent à rien si on applique pas les bases de la pêche de la carpe.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose

Si vous ne deviez retenir qu’une chose aujourd’hui de ces quelques lignes, cela pourrait s’appeler la logique, le bon sens ou encore la raison, choisissez le terme qui vous convient le mieux. Toujours est-il que cela représente une place importante aujourd’hui dans notre société mais sans doute trop souvent ignoré. D’ailleurs personnellement (et je ne pense pas être le seul) je me pose souvent tout un tas de questions. Vous savez le fameux comment ça marche ? Pourquoi ? comment ?

Bien sûr aujourd’hui je ne vais pas évoquer des sujets qui n’ont aucun rapport avec la pêche de la carpe, même si selon moi tout se rejoint au final. Toujours est-il qu’on va donc se concentrer uniquement sur notre passion préférée  😉 

La pêche de la carpe et la fameuse expérience…

Certains d’entre nous pêchent (la carpe ou autre) depuis des années. Il est donc aisé de dire, surtout avec internet qu’il n’est pas très difficile de trouver des tas d’infos concrètes, par exemple d’un point de vue technique (quel montage faire, quelle recette de bouillettes, comment bien pêcher à longue distance, etc, etc). Ce sont des choses que l’on peut mettre en place, c’est du factuel, point. Mais s’il y a bien quelque chose qu’on n’apprend pas dans les livres, magazines ou vidéos, c’est bien parvenir à acquérir le fameux sens de l’eau ! Certains appellent ça l’expérience, mais je ne suis pas totalement d’accord avec ça, car on peut très bien pêcher des années (donc acquérir de l’expérience) sans toutefois développer un certain “QI pêche”, autrement dit certains carpistes appliquent toujours les mêmes choses (les conseils trouvés à droite à gauche) sans se poser aucune question, ils ont donc toujours les mêmes résultats session après session. Logique non ?

Donc si vous souhaitez revenir pendant quelques minutes aux sources, que vous en avez marre qu’on vous prenne parfois pour des pigeons avec des produits miracles, je vous suggère de lire les lignes ci dessous que j’ai modestement écrites et qui je l’espère aideront certains carpistes qui se disent que finalement, la pêche de la carpe est pleine de bon sens…

Oui car selon moi le carpiste qui sait se remettre en question continuellement, qui a soif d’apprendre, de comprendre et d’analyser progressera à vitesse grand V et emmagasinera expérience ET bons sens qui l’aidera à avoir des résultats bien supérieurs, croyez-moi.

Oui mais comment faire ? Comment acquérir cette capacité ? Comment comprendre ce qui nous entoure ? Comprendre le poisson, ses déplacements ? De façon plus globale comprendre la pêche de la carpe ? C’est ce que je vais tenter de vous détailler en 3 piliers qui sont selon-moi essentiels. Bien sûr gardez à l’esprit qu’un article ne suffit pas pour bien expliquer les bases de la pêche de la carpe, il faudrait un bouquin entier ! Cependant je pense qu’on peut tout de même comprendre quelques concepts qui vous serviront peut-être à y voir plus clair lors de vos prochaines sessions.

Il faut souvent des années pour acquérir le sens de l’eau, cependant avec de la logique et du bon sens, nos pêches peuvent s’avérer fructueuses rapidement

Pilier N°1 : Comprendre les déplacements de la carpe dans son milieu naturel 

La carpe est un poisson omnivore qui peut se déplacer en bancs ou de façon plus nomade. Sa façon de vivre au sein d’un groupe ou seule va l’amener à avoir des comportements et des attitudes différentes en fonction de la situation qu’elle rencontre ou du milieu dans lequel elle vie.

La carpe en bancs : sur une surface d’eau suffisamment grande, beaucoup de carpes vivent en bancs. Les bancs peuvent être fixes (les carpes restent sur une zone restreinte) ou mobiles (elles bougent sur une plus ou moins grande distance). La plupart du temps ces bancs sont composés d’individus qui ont à peu près les mêmes catégories d’âge et de morphologie. Leurs déplacements quotidiens se résument généralement entre leur zone de repos et leur zone d’alimentation. Ces zones de repos ou d’alimentation peuvent être plus ou moins éloignées, proches, ou même se confondre, ce qui limite parfois les déplacements des poissons au maximum. 

Un banc de carpes

Dans des grands réservoirs, certains bancs ont également pris l’habitude d’être beaucoup plus mobiles. En effet il n’est pas rare de voir des bancs de carpes effectuer de grandes distances alternant plusieurs zones de repos et d’alimentation au cours d’une seule journée. En pêche, il n’est pas rare en effet de capturer quelques poissons uniquement à certaines heures de la journée ou de la nuit. Dans ce cas nous avons bien souvent affaire à ce type de bancs de carpes qui se déplacent beaucoup.

Dans les eaux plus restreintes, typiquement les petits plans d’eau, les carpes peuvent également se déplacer en bancs, mais de façon plus aléatoire. Effectivement sur une surface d’eau limitée, les carpes semblent ne pas développer cet instinct de regroupement. Peut-être se sentent-elles moins en danger ? Dans tous les cas elles sembles suivre un instinct plus solitaire, plus guidées par les variations saisonnières et climatiques. 

La carpe nomade : Difficile de dire ce qui caractérise une carpe nomade. Une carpe nomade se déplace dans la très grande majorité seule. Mais alors pourquoi se déplace-t-elle seule ? Est-ce de la méfiance par rapport aux autres poissons ? Honnêtement il serait prétentieux de dire que nous avons une réponse ferme à ce sujet. Une explication sensée voudrait que ce soit une carpe qui d’un point de vue morphologique ne rentre plus dans les mêmes cases que ses semblables. Elle serait alors peut-être poussée à aller voir ailleurs ou quitterait le banc naturellement, ce qui expliquerait pourquoi ce sont souvent ces carpes solitaires qui sont les plus grosses. Nous n’avons pas toutes les réponses, cependant ce type de carpe existe et elle ne semble pas répondre à la même logique que la carpe qui fait partie d’un banc. Effectivement une carpe faisant partie d’un banc semble plus “organisée”, elle suit en effet un certain ordre, une certaine logique dans ses déplacements ou sa façon de se nourrir. Une carpe nomade, elle, ne semble pas répondre aux mêmes codes que ses congénères. La plupart du temps elle se déplace énormément alternant zone d’alimentation et zone de repos. Il n’est pas rare de capturer ce type de carpes au quatre coins d’un plans d’eau, même si celui ci est immense. Peut-être ressent-elle de l’insécurité ce qui la pousse à se déplacer régulièrement ? Possible… 

Pilier N°2 : comprendre l’influence du vent sur nos pêches

On dit souvent qu’un plan d’eau calme et sans vent sont les premiers signes d’un possible capot. Ceci est bien souvent vérifiable (surtout à la belle saison) tant le vent a une importance capitale dans toutes nos pêches, et peut-être encore plus dans le domaine de la pêche de la carpe, même si bien sûr on peut prendre du poisson dans à peu près n’importe quelle situation, ça je vous l’accorde (même en période de pleine lune, si si). Cependant tous les vents ne sont pas excellents pour nos pêches, car certains auront un effet positif (déclencher des touches) et d’autres plus négatif.

Globalement le vent facilite l’oxygénation de l’eau en créant des vagues et du courant. Plus le vent est important et sur une période longue, plus le taux d’oxygène sera important et descendra dans les différentes couches d’eau. En eau froide le taux d’oxygène est bien souvent plus important qu’en eau chaude, cependant le vent a un impact plus positif pour nos pêches en période estivale car les poissons pour se nourrir abondamment ont besoin de réunir chaleur et oxygène. Dans une eau froide même si l’eau est bien oxygénée leur métabolisme ne leur permet pas de se nourrir correctement. 

L'oxygénation du vent sur l'eau
Le vent a un pouvoir oxygénant, ce qui peut déclencher des touches rapidement

Un vent continu (pendant plusieurs jours) créera également des courants près de la surface. Cette première couche est plus chaudes que les couches inférieures. Les carpes ont tendance à suivre le vent, pêcher une berge exposée au vent est donc dans la plupart des cas une excellente idée car cette zone sera plus chargée en oxygène et l’eau sera également la plupart du temps plus chaude (rappeler-vous, chaleur ET oxygène). 

Comme je le disais un peu plus haut, tous les vents ne sont pas bénéfiques pour la pêche. En effet un vent du Nord ou Nord-Ouest est bien souvent mauvais pour la pêche car trop froid. Cela aura tendance a baisser la température de l’eau en surface. Si celui-ci dure plusieurs jours, la température de l’eau baisse également sur plusieurs couches. Rappelons-nous que les poissons n’aiment pas une baisse brutale des températures et auront tendance à stopper (ou ralentir) leur alimentation dans ces conditions. En revanche un vent du Sud ou Sud-Ouest qui aura soufflé pendant plusieurs jours est excellent pour la pêche. En effet ces vents sont doux (voire chauds) et vont oxygéner l’eau tout en gardant sa température, voire même la réchauffer. Pêcher ces berges exposées par ces vents est donc une excellente idée.

Pilier N°3 : comprendre l’influence des températures sur la carpe 

La pêche de la carpe est une pêche saisonnière, non pas que la carpe a des préférences au cours de l’année pour se nourrir, mais plutôt en réponse directe à son métabolisme. En effet la carpe est un animal poïkilotherme (à sang froid), cela veut dire que le fonctionnement de son métabolisme est thermo-dépendant et par conséquent dépend directement de la température de l’eau. C’est une donnée très importante bien entendu, car même si elle peut s’adapter à à peu près n’importe quelle température, la façon dont va réagir le métabolisme de la carpe va dicter la façon dont elle va se nourrir.

En fonction des saisons, la quantité de nourriture que peut ingérer une carpe peut donc varier énormément, ça nous l’avons tous remarqués. En effet, pour des températures estivales les besoins seront beaucoup plus importants que pour des températures hivernales. Concrètement, la relation besoins nutritifs /température suit une loi simple : pour une augmentation de 10°C de la température de l’eau, on enregistre un doublement des besoins nutritifs. A cela il faut prendre en compte la fourchette d’activité alimentaire idéale pour la carpe qui se situe environ entre 13 et 18°C.

La première chose à retenir c’est que d’un point de vue naturel et physiologique la carpe ne peut pas se nourrir autant en eau froide qu’en eau chaude, c’est impossible. Pour aller plus loin, voyons donc plus précisément au fil des saisons le rapport alimentaire/température de l’eau.

Pendant la période hivernale (janvier/février/mars)

Les mois de janvier et février sont la plupart du temps les plus froids et ce quelle que soit la région en France. Dans beaucoup de régions les températures sont suffisamment basses pour qu’une couche de glace se forme à la surface de l’eau (même si elle est minime). Dans ces conditions, les carpes sont généralement sur le fond, pas forcément dans les plus grandes profondeurs mais suffisantes tout de même pour garantir des températures constantes et surtout des températures les moins froides.

Lorsqu’une couche de glace recouvre la surface, les carpes aiment se trouver sur le fond

En janvier et février la plupart du temps les carpes se réfugient à proximité immédiate des obstacles (souches, branches), mais rarement sur des fonds ou s’accumulent des débris de végétaux. En effet le processus de décomposition augmente trop l’acidité du substrat, ce qui a tendance à faire fuir les carpes.
Dans ces conditions hivernales, certaines carpes rentrent dans un état d’hibernation et ne vont que très peu se nourrir. D’autres vont tout de même régulièrement sortir de leur tanière pour essayer de trouver désespérément un peu de nourriture. Autant dire que parfois l’amorçage du carpiste est une véritable bénédiction pour ces sujets en mal d’alimentation.

Au mois de mars (parfois plus tôt) l’activité des carpes peu radicalement changée. En effet si la météo est bonne avec un vent du sud assez doux, l’eau va progressivement se réchauffer et les poissons vont peu à peu sortir de leur zone de tenue pour se nourrir davantage. Ce phénomène qui enthousiasme le carpiste peu toutefois être de courte durée car leur métabolisme est encore fragile et n’est pas encore prêt à se nourrir davantage. En terme de pêche on peut donc faire de très belles pêches pendant quelques jours au mois de mars puis plus rien ou presque. A contrario si l’air est frais et les températures encore froides, les carpes vont continuer d’adopter leur comportement hivernal encore un moment.

Plus que jamais le mois de mars est donc un mois où il faut particulièrement observer l’environnement avant de se rendre au bord de l’eau. Pendant cette période nous avons souvent également les premières et “chaudes” journées ensoleillées. Bien que l’effet de “chauffage” procuré par le soleil est encore faible à cette période, les premières carpes vont tout de même y trouver leur compte en plein milieu de l’après midi quand le soleil commence à être bien présent. Vous l’aurez compris, au mois de mars les carpes reprennent peu à peu leur activité alimentaire mais l’équilibre est très fragile, il est donc primordial d’observer l’environnement et les conditions climatiques.

Pendant la période printanière (avril/mai/juin)

Nous rentrons dans une période très intéressante avec le mois d’avril. Cependant à l’instar du mois de mars, il est également très important de “lire” ce mois qui peut être très prolifique mais également source de déception et frustration chez le pêcheur. En effet, plusieurs cas de figure peuvent se présenter à nous :

  • le froid peut très bien se prolonger pendant la première quinzaine d’avril et dans ce cas la pêche peine franchement à décoller
  • les températures montent progressivement et la pêche devient plus prolifique. Des températures oscillant entre 14 et 16° sont optimales et permettent bien souvent de faire de très belles pêches en cette période.
  • Une vague de chaleur arrive très vite et l’eau ne se réchauffe que partiellement en surface. Dans ce cas de figure les carpes remontent vers les couches supérieurs et ne se nourrissent quasiment plus sur le fond.

Nous l’avons vu juste au dessus, les températures situées entre 14 et 16° sont vraiment excellentes pour la pêche. Avec le mois de mai ces températures vont normalement grimper encore quelques peu (sauf si le mois de mai est très froid). Partons tout de même du principe que l’on a un moi de mai normal. A cette période les jours sont de plus en plus long, le soleil commence à monter haut dans le ciel et commence à jouer pleinement son rôle de chauffage. Les différentes couches d’eau se réchauffent de plus en plus, c’est une période idéale pour la pêche. Cependant bien souvent stoppée par la Fraye. Et oui lorsque l’eau atteint une température adéquat (difficile de dire précisément laquelle) la carpe va presque stopper son alimentation pour se concentrer sur la reproduction. Suivant les températures et en sachant que toutes les carpes ne frayent pas en même temps, nous avons souvent des résultats en dent de scie et qui peut s’étaler jusqu’à fin juin. 

Pendant la période estivale

Depuis plusieurs années, il est difficile de dire quand commence et quand termine la période estivale. En effet, il n’est pas rare d’avoir des mois de juillet un peu frais et des mois de septembre caniculaire, j’exagère à peine. Selon moi, deux choses primordiales et handicapantes son à retenir pendant cette période :

  1. La première c’est que nous avons souvent des températures élevées (même pendant la nuit), ce qui favorise grandement la multiplication de la quantité de nourriture naturelle disponible pour la carpe. Evidemment si la carpe a tout ce dont elle a besoin pour se nourrir dans son environnement naturel, elle se désintéressera facilement de nos appâts
  2. La seconde, c’est l’effet canicule. Oui car même si nous avons l’habitude de voir les carpes se dorer la pilule au soleil en étant complètement passives au milieu de l’été, les canicules récurrentes auxquelles nous sommes confrontées depuis plusieurs années renforcent cet état amorphe chez la carpe et de plus en plus longtemps. En grande période de chaleur il est donc difficile de faire de belles pêches. 

Malgré ce qu’on dit et en dehors de ces deux phénomènes, j’ai presque toujours eu des pêches très satisfaisantes pendant l’été 

Octobre/novembre/décembre

Fin septembre début octobre, la pêche de la carpe commence sérieusement ! C’est en effet à cette période que les carpes sont le plus en activité. Plusieurs choses expliquent ce phénomène. Tout d’abord on peut constater que les températures baissent et que le taux d’oxygène dissous dans l’eau monte. Les carpes s’activent et vont se nourrir abondamment pour faire des réserves. De plus la nourriture naturelle commence à décroitre, ce qui peut déclencher une frénésie alimentaire et fixer les poissons sur nos appâts. En revanche si le mois d’octobre est froid et que la température de l’eau chute en dessous de 11°C, les poissons vont sensiblement moins se nourrir, méfiance donc sur la quantité à amorcer.

L’automne est sans doute la meilleure saison pour la pêche de la carpe

La fin de l’année peut être inconstante. Il est possible de faire de très belles pêches comme il est possible de… se ramasser. En effet plus que jamais en cette période, la température de l’eau joue un rôle capital. Généralement la température de l’eau en novembre et décembre se situe entre 6 et 9°C. En dessous de 6°C les carpes ne vont presque plus s’alimenter et adopter un comportement hivernal. De ce fait les touches deviennent de plus en plus rares, cependant la bonne nouvelle est que les plus gros sujets qui ont des besoins supérieurs se nourrissent généralement plus longtemps. Il n’est donc pas rare de faire moins de touches mais des poissons beaucoup plus lourds pour terminer l’année en beauté !

Par Freddy, rédacteur du Blog de la Carpe 

9 réflexions sur “Oubliez tout sur la pêche de la carpe !”

  1. Bonjour Freddy,
    Très beau résumé ,effectivement les jeunes carpistes mais aussi les autres ne doivent pas oublier les fondamentaux de notre pêche trop souvent délaissés .
    J’ai juste une petite remarque sur un thème qui me semble important et dont tu n’as pas parlé je veux parler de l’effet de la pression atmosphérique qui est pour moi un des éléments les plus perturbateur pour notre amie carpe .
    En tout cas bravo pour ton article ,simple ,direct,efficace.
    Amicalement
    Laurent

    1. Salut Laurent, oui tu as raison de signaler que la pression atmosphérique est très importante sur l’influence de nos pêches. Tu ne le retrouves pas dans l’article car celui-ci est déjà très long, mais je pense refaire un article avec ce sujet unique, car pour bien le comprendre il faut bien rentrer dans les détails.

      Freddy 😉

  2. Encore merci pour cet article fort interessant Freddy ! Cependant je suis forcé de constater que comme beaucoup (pour ne pas dire tout le temps) tout et son contraire est dit dans presque chacun des piliers. Je m’explique par une citation au sein même de cet article (très agréable à lire d’ailleurs, comme toujours avec toi, merci pour cela). “Ces zones de repos ou d’alimentation peuvent être plus ou moins éloignées, proches, ou même se confondre” ou encore “La fin de l’année peut être inconstante. Il est possible de faire de très belles pêches comme il est possible de… se ramasser”. Selon moi ce sont ce genre de phrase disant une vérité et son contraire (qui n’est pas faux non plus dans ces deux cas, mais leur application cote à cote suffit à troubler l’esprit et à se faire des noeuds au cerveaux) qui perd le lecteur, qui est très souvent il faut l’admettre ; débutant, en mal d’information afin de réussir au mieux ses pêches. Évidemment de porter son propos dans un sens clair et tranché n’est pas évident, mais si l’on est si nombreux à te lire, je pense que c’est justement pour ton expérience de la carpe, on veut donc ton avis net, c’est cela qui nous permettra de gagner du temps (et possiblement éviter des capots). Certes cela ne plait pas à tout le monde parce que chacun pourra ramener son grain de sel en disant “c’est faux j’ai déjà fait de très grosses pêches en hiver à 40 touches/journée”, mais on aura eu ton avis, ton retour d’expérience, et on pourra composer avec, pleinement !
    Pour finir merci pour ce que tu fais, au plaisir de te lire prochainement.
    Max

    1. Salut Max et merci pour ton message. Je comprends tout-à-fait ce que tu décris, j’ai moi-même été par le passé troublé par différentes versions et on ne sait plus sur quel pied danser parfois.
      Cependant, et c’est là toute la subtilité de la pêche, c’est qu’on a affaire à un animal vivant, qui peut avoir des habitudes ou des comportements différents d’un sujet à un autre sans qu’il y ait d’explication. Dans cet article j’essaie de me rapprocher d’un concept à retenir, d’une première approche. En condition de pêche ce serait une stratégie à mettre en place par rapport aux conditions. Mais le hic c’est que chaque région, poisson ou plan d’eau à sa vérité. J’irai même encore plus loin en disant qu’une vérité le jour J n’est plus celle du lendemain. C’est extrêmement variable malheureusement ! D’ailleurs il n’est pas rare que je change mon fusil d’épaule en pleine session car les poissons ne répondent pas présents à ce que j’avais mis en place.

      Ceux qui pêchent le carnassier le savent bien, parfois les poissons ne mordent que sur les leurres jaunes ou rouge par exemple, et le lendemain cela peut-être l’inverse.
      Il est donc impossible d’affirmer avec certitude que si tu fais ceci ou cela tu prendras à coup sûr du poisson, ce serait un mensonge. Mais j’avoue qu’avec le temps j’apprécie cette incertitude qui fait également le charme de la pêche.

      Freddy 😉

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